D'hier à aujourd'hui, les contes sont transmis pour rire, grandir et se souvenir…

Conteries passées • 2016

Contes de Noël et de neige • Avenches

23 décembre 2016 • Avenches
Contes de Noël et de neige pour toute la Famille
avec Mélanie GordonStephanie MarshCaroline Moinat

Contes de Noël et de neige • Eclépens

7 décembre 2016 • Eclépens
Contes de Noël et de neige pour les enfants des collaborateurs d’Holcim
avec Mélanie GordonStephanie Marsh

Conterie privée

3 décembre 2016 • Conterie privée
Conterie pour un départ à la retraite, public adultes
avec Mélanie GordonStephanie Marsh

Nuit du conte • Lausanne

11 novembre 2016 • Bibliomedia Suisse
(Rue César-Roux 34, 1005 Lausanne)
Une conterie pour enfants dès 5 ans et une conterie pour adultes
avec Mélanie GordonStephanie MarshCaroline Moinat
et d’autres stagiaires d’Alix N. Burnand
Infos sur www.bibliomedia.ch

Contes relationnels • Bussigny

1er octobre 2016 • CRAB • Bussigny
Une conterie pour enfants dès 5 ans
avec Mélanie GordonStephanie Marsh

Contes d’été • Bussigny

15 juin 2016 • Bibliothèque de Bussigny

Une conterie pour enfants dès 5 ans
entrée libre – sans inscriptions
avec Stephanie MarshMélanie Gordon

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Joyeux Noël !

Les histoires sont des cadeaux qui se préparent...

Enfin un conte à écouter !

(raconté par Mélanie Gordon)

 

 

Un conte à écouter !

(raconté par Stephanie Marsh)

 

 

L'arbre de Noël

(d’après une légende estonienne adaptée par Caroline Moinat)

C’était il y a bien longtemps… du temps où les arbres parlaient encore ! Et à cette époque d’ailleurs, quel brouhaha dans la Forêt, car les arbres sont vraiment de sacrés bavards ! Ils se racontent les derniers potins, échangent les nouvelles de cousins éloignés, parlent du temps qu’il fait bien sûr, et se chamaillent sur toutes sortes de questions futiles… Mais leur sujet de conversation préféré, c’est les hommes.

Eh oui, car tous les dimanches, les arbres de la forêt reçoivent la visite tant attendue de ces lointains compagnons de la Ville, qui viennent se balader parmi eux pour se détendre d’une longue semaine de travail. C’est le seul moment où les arbres se taisent, tout absorbés dans leur contemplation de ces êtres de petite taille, à l’allure saugrenue. Les arbres adorent entendre les hommes parler de la Ville, ils rêvent d’ailleurs tous de pouvoir un jour aller la voir de leurs propres yeux, tout en sachant que c’est impossible. Et lorsque les hommes repartent le soir, les arbres reprennent leur bruyant bavardage pour partager tout ce qu’ils ont vu et entendu, chacun prétendant connaître mieux que son voisin tout ce qui concerne les hommes et la Ville.

Un jour, au début de l’automne, un Ange descend du ciel pour rendre visite à l’Esprit de la Forêt. L’Ange trouve triste que les gens de la Ville n’aient pas d’arbres chez eux, il désire offrir aux hommes, comme cadeau de Noël, le plus bel arbre de tous et il demande à l’Esprit de la Forêt de l’aider à le choisir. L’Esprit aimerait bien rendre ce service à l’Ange, bien sûr, mais pour lui tous les arbres sont pareillement beaux, ils sont ses enfants et il les aime tous autant les uns que les autres, pas moyen d’en préférer un !

L’Ange décide alors de s’adresser directement aux arbres, pour qu’ils lui désignent eux-mêmes qui est le plus beau d’entre eux. Mais comme tous rêvent de se rendre en ville, chacun désire être choisi et refuse d’en désigner un autre que lui-même ! L’Ange, dépité devant la mauvaise volonté des arbres, annonce qu’il reviendra quelques semaines plus tard et décidera à ce moment-là quel arbre est le plus digne d’être offert aux hommes.

Le départ de l’Ange est suivi d’une intense agitation dans la Forêt : en attendant son retour, tous les arbres se préparent, nettoient leurs racines, taillent leurs petites branches mortes, font briller leurs feuilles… chacun se met sur son 31 pour mettre toutes ses chances de son côté ! Le frêne a l’idée de donner à son feuillage habituellement vert une teinte un peu plus jaune, il est immédiatement imité par le chêne qui choisit l’orange, puis par l’érable en rouge, et le châtaigner réussit même à couvrir ses feuilles d’or !

Quelques semaines plus tard, lorsque l’Ange revient dans la Forêt, il est véritablement ébloui par cette multitude de couleurs éclatantes, de formes originales, d’odeurs délicieuses de mousse et d’épices. Les arbres sont tous plus somptueux les uns que les autres, comment en choisir un seul ? Mais à y regarder de plus près, l’Ange commence à hésiter… il y a un long voyage à faire jusqu’en ville : les vêtements délicats des arbres y résisteront-ils ? Les arbres ne voient vraiment pas pourquoi l’Ange se pose des questions : tous se bousculent autour de lui, protestent à hauts cris et jurent que leur feuillage est bien assez solide pour supporter le voyage ! Mais voilà qu’une violente bourrasque traverse la forêt, mettant d’un coup tous les arbres à nus. Ils se regardent les uns les autres, stupéfaits ! L’Ange est atterré : impossible d’emmener qui que ce soit en Ville dans cet état !

C’est alors qu’il remarque un arbre resté en retrait, le seul à avoir résisté à l’attaque du vent : le sapin, ce vieux bourru moins coquet que les autres, a décidé de garder le robuste manteau d’aiguilles vertes qu’il porte d’ordinaire, il se trouve très bien comme ça et n’a que faire de toute cette frénésie vestimentaire ! L’Ange n’est pas totalement convaincu mais il n’a pas vraiment le choix… il prend alors la direction de la Ville en emportant avec lui le sapin.

Les hommes, moins difficiles que l’Ange et ravis de ce cadeau, ont réservé un fabuleux accueil au sapin ! Ils ont dansé et chanté autour de lui, l’ont paré de pommes de pins, de biscuits en forme de cœurs, de rubans colorés et de bougies scintillantes. L’Ange a ajouté sa petite touche personnelle en chipant une étoile du ciel qu’il a installée au sommet du sapin. Il s’est avéré que celui-ci, tout fier de ses nouveaux atours et tout heureux de profiter de la compagnie des humains, n’était finalement pas si bourru ni dépourvu de coquetterie. Et depuis ce temps, il ne s’est jamais fait prier pour revenir chaque année, à Noël, illuminer les foyers des hommes de la Ville…

 

 

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