D'hier à aujourd'hui, les contes sont transmis pour rire, grandir et se souvenir…

Conteries à venir

13 février 2020 • Contes pour ados et adultes

13 février 2020 • Bibliothèque de Pully

19h30 Contes pour ados et adultes

Entrée libre – sans inscription 

avec Caroline Moinat,  Mélanie GordonStephanie Marsh

11 mars 2020 • C’est le printemps !

11 mars 2020 • Bibliothèque de Vevey


15h – Contes tout public dès 6 ans
entrée libre – sans inscription 

avec  Caroline Moinat,  Mélanie Gordon

14 mars 2020 • Même pas peur!

14 mars 2020 • Bibliothèque de Morges

Samedi des Bibliothèques

14h – Contes tout public dès 5 ans
entrée libre – sans inscription 

avec  Caroline Moinat

10 juin 2020 • l’Heure du Conte

10 juin 2020 • Bibliothèque d’Ecublens
(Rte du Bois 27)

14h00 L’ Heure du Conte

Conterie publique –  entrée libre – dès 4 ans

avec  Stephanie MarshMélanie Gordon

13 septembre 2020 • Contes salés-sucrés et colorés !

13 septembre 2020 • Alimentarium de Vevey
(Quai Perdonnet 25, 1800 Vevey)

11h00 – dès 5 ans
Entrée libre – sans inscriptions

Contes dans le cadre des 25 ans de l’Espace Junior Academy de l’Alimentarium de Vevey

avec  Stephanie Marsh et Mélanie Gordon

11 novembre 2020 • l’Heure du Conte

11 novembre 2020 • Bibliothèque d’Ecublens
(Rte du Bois 27)

14h00 L’ Heure du Conte

Conterie publique –  entrée libre – dès 4 ans

avec  Stephanie MarshMélanie Gordon

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Joyeux Noël !

Les histoires sont des cadeaux qui se préparent...

Enfin un conte à écouter !

(raconté par Mélanie Gordon)

 

 

Un conte à écouter !

(raconté par Stephanie Marsh)

 

 

L'arbre de Noël

(d’après une légende estonienne adaptée par Caroline Moinat)

C’était il y a bien longtemps… du temps où les arbres parlaient encore ! Et à cette époque d’ailleurs, quel brouhaha dans la Forêt, car les arbres sont vraiment de sacrés bavards ! Ils se racontent les derniers potins, échangent les nouvelles de cousins éloignés, parlent du temps qu’il fait bien sûr, et se chamaillent sur toutes sortes de questions futiles… Mais leur sujet de conversation préféré, c’est les hommes.

Eh oui, car tous les dimanches, les arbres de la forêt reçoivent la visite tant attendue de ces lointains compagnons de la Ville, qui viennent se balader parmi eux pour se détendre d’une longue semaine de travail. C’est le seul moment où les arbres se taisent, tout absorbés dans leur contemplation de ces êtres de petite taille, à l’allure saugrenue. Les arbres adorent entendre les hommes parler de la Ville, ils rêvent d’ailleurs tous de pouvoir un jour aller la voir de leurs propres yeux, tout en sachant que c’est impossible. Et lorsque les hommes repartent le soir, les arbres reprennent leur bruyant bavardage pour partager tout ce qu’ils ont vu et entendu, chacun prétendant connaître mieux que son voisin tout ce qui concerne les hommes et la Ville.

Un jour, au début de l’automne, un Ange descend du ciel pour rendre visite à l’Esprit de la Forêt. L’Ange trouve triste que les gens de la Ville n’aient pas d’arbres chez eux, il désire offrir aux hommes, comme cadeau de Noël, le plus bel arbre de tous et il demande à l’Esprit de la Forêt de l’aider à le choisir. L’Esprit aimerait bien rendre ce service à l’Ange, bien sûr, mais pour lui tous les arbres sont pareillement beaux, ils sont ses enfants et il les aime tous autant les uns que les autres, pas moyen d’en préférer un !

L’Ange décide alors de s’adresser directement aux arbres, pour qu’ils lui désignent eux-mêmes qui est le plus beau d’entre eux. Mais comme tous rêvent de se rendre en ville, chacun désire être choisi et refuse d’en désigner un autre que lui-même ! L’Ange, dépité devant la mauvaise volonté des arbres, annonce qu’il reviendra quelques semaines plus tard et décidera à ce moment-là quel arbre est le plus digne d’être offert aux hommes.

Le départ de l’Ange est suivi d’une intense agitation dans la Forêt : en attendant son retour, tous les arbres se préparent, nettoient leurs racines, taillent leurs petites branches mortes, font briller leurs feuilles… chacun se met sur son 31 pour mettre toutes ses chances de son côté ! Le frêne a l’idée de donner à son feuillage habituellement vert une teinte un peu plus jaune, il est immédiatement imité par le chêne qui choisit l’orange, puis par l’érable en rouge, et le châtaigner réussit même à couvrir ses feuilles d’or !

Quelques semaines plus tard, lorsque l’Ange revient dans la Forêt, il est véritablement ébloui par cette multitude de couleurs éclatantes, de formes originales, d’odeurs délicieuses de mousse et d’épices. Les arbres sont tous plus somptueux les uns que les autres, comment en choisir un seul ? Mais à y regarder de plus près, l’Ange commence à hésiter… il y a un long voyage à faire jusqu’en ville : les vêtements délicats des arbres y résisteront-ils ? Les arbres ne voient vraiment pas pourquoi l’Ange se pose des questions : tous se bousculent autour de lui, protestent à hauts cris et jurent que leur feuillage est bien assez solide pour supporter le voyage ! Mais voilà qu’une violente bourrasque traverse la forêt, mettant d’un coup tous les arbres à nus. Ils se regardent les uns les autres, stupéfaits ! L’Ange est atterré : impossible d’emmener qui que ce soit en Ville dans cet état !

C’est alors qu’il remarque un arbre resté en retrait, le seul à avoir résisté à l’attaque du vent : le sapin, ce vieux bourru moins coquet que les autres, a décidé de garder le robuste manteau d’aiguilles vertes qu’il porte d’ordinaire, il se trouve très bien comme ça et n’a que faire de toute cette frénésie vestimentaire ! L’Ange n’est pas totalement convaincu mais il n’a pas vraiment le choix… il prend alors la direction de la Ville en emportant avec lui le sapin.

Les hommes, moins difficiles que l’Ange et ravis de ce cadeau, ont réservé un fabuleux accueil au sapin ! Ils ont dansé et chanté autour de lui, l’ont paré de pommes de pins, de biscuits en forme de cœurs, de rubans colorés et de bougies scintillantes. L’Ange a ajouté sa petite touche personnelle en chipant une étoile du ciel qu’il a installée au sommet du sapin. Il s’est avéré que celui-ci, tout fier de ses nouveaux atours et tout heureux de profiter de la compagnie des humains, n’était finalement pas si bourru ni dépourvu de coquetterie. Et depuis ce temps, il ne s’est jamais fait prier pour revenir chaque année, à Noël, illuminer les foyers des hommes de la Ville…

 

 

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